Un certificat Bio est indispensable. Mais un certificat n'est pas, à lui seul, une filière. Derrière un approvisionnement réellement fiable se trouvent des producteurs, des partenaires de transformation, des contrôles, une organisation logistique et surtout une capacité à expliquer précisément d'où vient le produit livré.
Le Bio : un socle réglementaire
Pour être commercialisé comme biologique dans l'Union européenne, un ingrédient doit respecter le cadre réglementaire applicable et s'inscrire dans une chaîne de certification valide jusqu'à son importation et sa commercialisation. Lorsqu'un produit vient d'Afrique ou d'Asie, cette conformité nécessite donc un suivi rigoureux des opérateurs et des documents associés à la filière. Mais cela ne répond qu'à une partie de la question.
Un certificat n'est pas une filière
Un certificat ne dit pas à lui seul :
- si les volumes seront disponibles ;
- si la matière restera régulière ;
- si les partenaires sont solides ;
- si la traçabilité permet de remonter réellement à l'origine ;
- si la logistique permettra de livrer le client dans les bonnes conditions.
La véritable question est beaucoup plus simple : d'où vient ce lot et comment est-il arrivé jusqu'à moi ? C'est là que commence la notion de filière.
Les 5 piliers d'un approvisionnement structuré
1 — La présence terrain
Une filière se comprend d'abord à l'origine. Rencontrer les producteurs, les collecteurs et les partenaires de transformation permet de comprendre les réalités de production que l'on ne retrouve jamais totalement dans un certificat ou une fiche technique. C'est aussi notre conviction chez Valúdo : une filière se construit d'abord à l'origine.
2 — La traçabilité et la documentation
Certificats, lots, fiches techniques, analyses et documents de conformité doivent permettre de suivre la matière tout au long de la chaîne. Le niveau de traçabilité dépend de chaque filière, mais l'objectif reste le même : rendre l'origine compréhensible et documentable.
3 — La maîtrise du produit
Une même matière peut varier selon son origine, sa récolte et son procédé de transformation. Sécuriser une filière signifie donc également maîtriser les spécifications attendues, les processus industriels et les contrôles associés.
4 — Une approche multi-origines
Une origine unique peut offrir une excellente matière, mais elle concentre aussi la dépendance. Lorsque cela est possible, développer plusieurs origines permet d'ouvrir davantage de possibilités à nos clients et de mieux sécuriser les volumes. Notre logique multi-origines répond ainsi à quatre objectifs : exigence produit, choix, sécurisation et compétitivité.
5 — La logistique jusqu'au marché
Une filière ne s'arrête pas à la porte de l'usine. Conditionnement, transport, importation, stockage et disponibilité font partie intégrante de la qualité d'un approvisionnement. Notre stock européen à Anvers nous permet par exemple de proposer davantage de réactivité sur certaines références.
Construire plutôt qu'acheter
Il existe une différence fondamentale entre identifier une matière disponible et construire une filière. Construire implique de comprendre son organisation, ses acteurs, sa transformation et ses limites, puis d'accompagner son développement dans le temps. C'est cette logique que nous appliquons à nos filières directement opérées comme à celles développées avec nos partenaires.
Des filières construites, pas des matières achetées sur étagère. C'est le rôle que Valúdo joue pour ses clients industriels et distributeurs, de l'origine jusqu'au produit livré.
